UNE JOURNEE A PAYERNE


 

PREPARATIFS

 

Avalant, sans les compter, les kilomètres qui nous séparent de cette magnifique région hélvétique vers laquelle nous nous rendont, Jean-Philippe et moi passont en revue les mille et un aspects du projet qui nous a conduit sur cette route. Tout avait commencé cinq semaines plus tôt, par un mail enthousiaste de Jean-Philippe qui me demandait un coup de main pour la réalisation d'un article sur la Force Aérienne Suisse dans le cadre d'un vol photo qu'il devait effectuer, à l'origine, trois jours plus tard. Pour avoir déjà collaboré avec lui à la rédaction d'un article sur le SAMU Lorraine et avoir obtenu des retours très favorables de cette première expérience, c'est avec plaisir que j'acceptais ce nouveau défis. Néanmoins, la perspective de traiter d'un sujet dont je maîtrisais très mal la teneur sur la seule base des photos qu'il allait me ramener me paraissant difficle, je lui faisait part de mes doutes et du désir qui eut été le mien de pouvoir l'accompagner pour m'imprégner du sujet et parvenir ainsi à un résultat cohérent. C'est donc sans trop y croire que je répondais le soir même à cette première invitation, laissant s'éloigner sans trop d'illusion la promesse d'une belle aventure à laquelle je ne pensais pas encore participer.

Ayant fait le deuil d'une rencontre prometteuse, c'est en consultant machinalement ma messagerie dès le lendemain que je devais trouver un nouveau mail de Jean-Philippe m'annonçant que le vol ayant été repoussé au mois suivant pour des raisons techniques, les conditions étaient désormais réunies pour effectuer une demande officielle afin de faire le voyage à deux. Alors que je me lançais dans la recherche bibliographique d'informations susceptibles de m'éclairer sur le sujet que j'allais devoir couvrir, c'est avec un interêt grandissant que je m'immergeais dans cette quête de données nouvelles concernant un sujet que je n'avais jamais pris le temps d'explorer réellement.

Bercé par la magie des films de Lionel Charlet dont j'avais découvert l'éclatante beauté quelques mois auparavant, je prenais peu à peu conscience de cet extraordinaire besoin d'écrire qui m'attirait irrésistiblement vers ce projet dont j'avais tant rêvé sans jamais parvenir à le nommer. Sans encore parvenir à en cerner les contours, l'idée d'un ouvrage plus complet sur la Force Aérienne Suisse finit par s'imposer à nous comme une évidente nécessité, un passage obligé sur nos destins croisés. Tirant partie de l'expérience rédactionnelle acquise par le biais de mon site internet et des compétences photographiques de Jean-Philippe, c'est sans plus tarder que je m'attachais à définir avec plus de précisions la teneur de cet ouvrage pour lequel nous souhaitions faire communier notre passion.

Alors que petit à petit les pièces du puzzle s'imbriquaient les unes après les autres, j'attendais néanmoins la confirmation de mon séjour à Payerne pour me mettre réellement au travail et lui donner corps sous la forme d'une première charte graphique destinée à concrétiser visuellement les espoirs placés dans ce travail. Par crainte de déranger les dieux du ciel chargés d'examiner ma demande de séjour en Suisse ou plus simplement par crainte d'une trop grande désillusion, je m'installais dans l'attente de nouvelles réconfortantes, me contentant d'accumuler les informations sans vraiment les exploiter. Quinze jours plus tard, le soulagement arriva enfin sous la forme d'un nouveau message de Jean-Philippe m'indiquant que ma demande était acceptée et qu'il me fallait prendre contact avec le commandant de l'Escadre des F/A-18 de la base de Payerne, le Lieutenant Colonel Michael Leuthold. M'exécutant immédiatement, c'est sans tarder que je me mettais au travail. Multipliant les contacts avec les personnes susceptibles de nous aider dans notre projet, l'espoir d'une magnifique aventure devait progressivement laisser la place à cette étrange certitude que rien ne pouvait désormais plus nous arrêter. Par naïveté ou par nécessité de croire en notre bébé, les néophytes de l'aventure littéraire que nous sommes alternont alors moments d'enthousiasme débridé et périodes de grande lucidité dans notre recherche de la meilleure solution pour mener à bien notre entreprise débutante.

Réconforté par l'enthousiasme et le soutien de ceux que nous avions rallié à notre cause, les jours passèrent alors rapidement jusqu'à ce dimanche, jour du départ vers la Suisse où, comble de bonheur, Jean-Philippe m'avait appris que nous devions rencontrer Lionel Charlet, celui dont je n'aurais jamais imaginé pouvoir faire la connaissance au décours d'une idée aussi soudaine que celle qui nous avait conduit sur cette route de Lausanne où il habitait.

 

 

RENCONTRE

 

Alors que depuis deux heures le ciel d'un bleu profond à laissé la place à une magnifique nuit étoilée, nous nous dirigeons vers Lausanne où nous sommes attendu. Il est plus de vingt deux heures lorsque nous trouvons enfin, et non sans difficulté, l'antre du poète des cieux helvétiques, Lionel Charlet. Immédiatement séduit par le caractère chaleureux d'un accueil à la simplicité intimidente, c'est tout d'abord avec retenue et humilité que j'ose évoquer notre projet tant celui-ci me parait dérisoire aux regards des travaux accomplis par celui dont je bois déjà les paroles.

 
 
 
A SUIVRE...
 
 
 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 


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