Front de l'Est





LA GUERRE AERIENNE à L'EST

 

 

Du DNIEPR à L'ODER

Éclipsée par les débarquements alliés en Normandie, l'offensive soviétique del'été 1944 n'a pas assez retenu l'attention des historiens occidentaux. Les reversque la Wehrmacht subit alors sur le front de l'Est furent pourtant beaucoup plusgraves que ceux qu'elle essuya dans le nord de la France. Poursuivant lamarche triomphale qui devait la mener jusqu'à Berlin, l'Armée rouge atteignitbientôt les frontières du Reich.

 

L'ampleur des combats livrés sur le front de l'Est au printemps de 1944 ne peut pas être mieux mise en valeur que par le nombre des divisions de l'Axe qui y étaient engagées. Ainsi, en juin 1944, à la veille du débarquement anglo-américain en Normandie, alors que 54 divisions étaient stationnées en France et en Belgique, 27 en Italie et 40 en Norvège et dans les Balkans, pas moins de 164 autres faisaient face à l'Armée rouge le long d'un front courant des pays baltes à la mer Noire. Alors que la V-VS mettait en ceuvre 13 428 avions de première ligne, la Luftwaffe disposait, le 31 mai 1944, de 2 768 appareils, soit 146 dans le nord de la Norvège (Luftflotte V), 262 dans les Balkans i LwKdo Süd-Ost) et 2 360 - avions de transport non compris - sur le front de l'Est proprement dit (Luftflotten I, IV et VI). Massées sur la frontière roumaine dans le secteur de Iassy-Kichinev, les forces soviétiques menaçaient les raffineries et les champs pétrolifères du complexe de Ploesti, déjà soumis aux attaques de la 15e US Air Force.

 

   


Pour parer à ce danger, l'OKW avait concentré la plus grande partie des unités de la Luftwaffe opérant à l'Est dans le secteur méridional du front. En juin, sur 2 085 avions présents sur le front de l'Est, 845 étaient affectés à la Luftflotte IV du Generaloberst Holle, stationnée en Roumanie et en Bessarabie. Au nord des marais du Pripet, la Luftflotte VI (General von Greim) alignait quant à elle 775 appareils dont 405 bombardiers et 275 chasseurs et avions d'appui rapproché.


En mai et au début du mois de juin, les forces soviétiques qui faisaient face, en Biélorussie, au groupe d'armées Centre (Busch) furent renforcées de manière considérable en vue de la première phase de l'offensive d'été de l'Armée rouge. Environ 6 000 avions de la V-VS (dont plus de 2 000 chasseurs) allaient appuyer la progression des forces terrestres le long de l'axe Vitebsk-Minsk, la 3e Vozdouchnaia Armiia (VA) du général Papivine couvrant le 1er front de la Baltique, la 1ere VA (T.T. Khrioukine) le 3e front de Biélorussie, la 4e VA (K.A. Verchinine) le 2e front de Biélorussie, et la 16e VA (général S.I. Roudienko) le 1er front de Biélorussie. La direction de l'ensemble des opérations aériennes incombait au maréchal A.A. Novikov, commandant en chef de la V-VS. Chargée de soutenir l'attaque principale, la 1ere VA regroupait les 201e, 202e, 234e et 235,, IAD, la 213e NBAD, la 215e SAD et les 214e, 224e, 231e, 232e et 233e ChAD, équipées d'Iliouchine Il-2m3. La 16e VA de Roudienko réunissait à elle seule plus d'appareils que la Luftflotte VI de von Greim, soit, au 24 juin 1944, 2 319 avions dont 1 108 chasseurs et 661 machines d'appui rapproché. Les cadences de production des usines de constructions aéronautiques soviétiques ne cessant d'augmenter, 3 355 avions quittaient chaque mois les chaînes de montage. Sur un plan qualitatif, la V-VS devait bénéficier par ailleurs de la mise en service, pendant l'été de 1944, de trois remarquables nouveaux modèles - le Tûpolev Tu-2, le Yakovlev Yak-3 et le Lavotchkine La-7.

 

 

Les constructeurs de moteurs et de cellules d'avions soviétiques continuaient en effet à mettre au point du matériel de très haute qualité. Le bombardier bimoteur Tu-2, qui entra en service en juin 1944 au-dessus de la Carélie, était armé de deux canons ChVAK de 20 mm et de trois mitrailleuses UBT de 12,7 mm, sa charge offensive s'établissant à 4 000 kg de bombes. Quant aux nouveaux chasseurs Yak-3 et La-7, particulièrement rapides et manoeuvrables, ils surclassaient les Messerschmitt Bf 109G-6 et Focke-Wulf Fw 190A-8. Mû par un Klimov VK-105PF-2 de 1 225 ch (915 kW), le Yak-3 se présentait comme une version entièrement métallique du Yak-1M. Son armement comprenait un canon ChVAK de 20 mm et deux mitrailleuses de 12,7 mm, tandis que sa vitesse maximale atteignait 650 km/h. Lorsqu'il fut doté d'un moteur VK-107A de 1 650 ch, le Yak-3 afficha 720 km/h, soit 32 km/h de plus que la variante la plus récente du Messerschmitt Bf-109 alors en service, le G-10. Si le Yak-3, chasseur de basse et moyenne altitude, était distancé par le Bf 109G-10 au-dessus de 7 500 m d'altitude, ce désavantage ne compta guère sur le front de l'Est. Dérivé du LaSFN, le La-7 était quant à lui propulsé par un moteur Chvetsov ACh-82FNV ou FNU de 1 850 ch (1380 kW) et doté de trois canons de 20 mm (ChVAK ou Beresine B-20). Cet appareil, qui bénéficiait d'une vitesse maximale de 670 km/h à 3 000 m d'altitude, commença à entrer en service opérationnel dans le 176e GvIAP (18e VA).

Au cours de la matinée du 22 juin 1944, les blindés du 11, front de la Baltique et du 3e front de Biélorussie enfoncèrent le dispositif de la Wehrmacht au nord-ouest et au sudest de Vitebsk. A Orscha et à Mohilev, des combats d'une rare violence firent bientôt rage, des vagues d'Iliouchine Il-4, de Tu-2 et de Petliakov Pe-2 pilonnant les concentrations de troupes et les aérodromes allemands.

 

Campagne à l'Est

 

La fin du groupe d'armées Centre

A peine une quarantaine de Bf 109G-6 et de Fw 190 du Jagdabschnittsführer 6 se portèrent contre les assaillants. Basées à Orscha, Bobrouisk et Mohilev, les différentes unités du JG 51 furent surprises au sol et décimées, l'arrivée du III./JG 11 à Dokoudievo, le 24 juin, ne changeant rien à la situation. Le 26, les blindés soviétiques encerclèrent quelque 70 000 soldats allemands au sud de Bobrouisk et, poursuivant leur progression, entrèrent dans Minsk le 3 juillet. En douze jours, le groupe d'armées Centre perdit 25 divisions, 130 000 des 165 000 hommes composant la IVe armée étant tués ou faits prisonniers (la IIIe armée blindée fut, de son côté, privée de dix de ses divisions). Avec la chute de Vilna, le 9 juillet, la libération de la Biélorussie était achevée, la route des plaines du nord-est de la Pologne s'ouvrant devant l'Armée rouge. A cette date, les Soviétiques étaient aussi passés à l'attaque dans les pays baltes et avaient délogé le groupe d'armées Nord de ses positions. Quinze jours plus tard, l'aile gauche des armées de Rokossovsky prenait Lublin tandis que, plus au sud, les forces de Koniev atteignaient le fleuve à Baranow, localité située à 210 km au sud de Varsovie.


Le front allait se stabiliser dans les semaines suivantes, les Allemands opposant une résistance de plus en plus vigoureuse à des troupes soviétiques trop éloignées de leurs bases de départ. L'Armée rouge avait cependant progressé de plus de 700 km en cinq semaines et le groupe d'armées Centre était pratiquement anéanti. Entre le 5 juillet et le 29 août, les avions de la V-VS avaient effectué 98 534 sorties et - selon les estimations soviétiques - plus de 1 500 appareils allemands avaient été détruits. Plusieurs formations s'étaient distinguées, au premier rang desquelles le 46e GvNBAP (régiment constitué d'équipages féminins), la 6e GvBAD, la 1e GvChAD et le 74e GvChAP, ainsi que le groupe de chasse français Normandie de la 303e division. Devenant régiment à la suite de l'accroissement de ses effectifs, cette unité reçut l'ordre du Drapeau rouge et fut rebaptisée Normandie-Niemen.

 

 

Blitz sur Poltava

En juin 1944, les bombardiers des 8e et 15e US Air Forces commencèrent à opérer à partir du territoire soviétique, l'arrivée de B17 et de North American P-51 Mustang des 13rd et 45th Wings à Mirgorod et Poltava dans l'après-midi du 21 juin n'échappant cependant pas à l'attention des Allemands. Un Heinkel He 177A-3 ayant signalé la présence des avions américains, un, raid sur Poltava fut préparé sans tarder. Les deux cent vingt Heinkel He 111H-16 des KG 55 (Oberst Wilhelm Antrup) et KG 53 (Oberst Fritz Pockrandt) gagnèrent Minsk, où ils furent rejoints par les soixante-douze Heinkel du KG 27 et six Junkers Ju 88S-1 du KG 4. A 20 h 15, les équipages prirent place dans leurs appareils, lesquels emportaient deux bombes SC1000 et des projectiles incendiaires. Les premières fusées éclairantes furent larguées audessus de Poltava le 22 juin à 0 h 30, la Luftwaffe entrant peu après en action. Plusieurs dépôts de carburant de la V-VS furent bientôt la proie des flammes, tandis que quarante-sept Boeing B-17G, deux Douglas C-47 et un Lockheed F-5 Lightning étaient détruits au sol (dix-neuf autres appareils furent endommagés à divers degrés).


Le raid sur Poltava devait constituer la dernière opération de grande envergure du IV. Fliegerkorps. Principale composante de la force de bombardement stratégique allemande, cette formation était dissoute le 16 septembre 1944. L'offensive soviétique en Pologne orientale contraignit par ailleurs la Luftwaffe à modifier son ordre de bataille ; ainsi, en juillet, le VIII. Fliegerkorps du Generalleutnant Seidemann fut retiré à la Luftflotte IV pour être affecté à la Luftflotte VI (à la mi-juillet 1944, 1 160 avions étaient basés dans le secteur central du front de l'Est, soit 305 bombardiers, 375 avions d'attaque, 50 avions d'attaque nocturne, ,M5 chasseurs monomoteurs, 50 chasseurs nocturnes et 165 appareils de reconnaissance). Ce renforcement se fit cependant au détriment des flancs, la Luftflotte I, dans le nord, ne disposant plus que des 400 avions de la 3. Fliegerdivision, tandis que dans le sud, le long de la frontière roumaine (là où la prochaine offensive soviétique devait avoir lieu), les effectifs de la Luftflotte IV se résumaient aux 200 appareils du I. Fliegerkorps.

 

 

La chute de Bucarest

La grande offensive de l'Armée rouge dans le secteur central du front de l'Est se déroula en deux temps, la seconde phase, connue sous le nom de campagne de Lvov-Sandomir, débutant le 13 juillet 1944. La 2e VA devait y prendre une part active, dix de ses unités recevant l'insigne de la Gvardiia, tandis que dix-sept de ses pilotes étaient honorés du titre de Héros de l'Union soviétique.

Éprouvées par les énormes pertes qu'elles venaient de subir en Biélorussie et en Pologne, les forces de l'Axe essuyèrent de nouveaux revers dans les Balkans. Le 20 août, les 21 et 3e fronts d'Ukraine, appuyés par la 5e VA (S.K. Goriounov) et la 17e VA (V.A. Soudiets), passaient à l'attaque contre le groupe d'armées allemand Ukraine-Sud à partir de Kichinev et de Jassy. Le nombre des appareils engagés dans l'offensive était de 1759, sans compter ceux des unités aériennes de la flotte de la mer Noire. Le régime roumain pronazi du général Antonescu fut renversé par un coup d'État le 23 août 1944, enlevant aux Allemands tout espoir de préserver leur flanc sud dans les Balkans (16 divisions stationnées au sud du Danube se trouvèrent instantanément coupées du reste des forces de l'Axe). L'Armée rouge déferla bientôt sur les plaines roumaines, balayant toute résistance sur son passage. Galatz, Ploesti et Bucarest tombèrent entre le 27 et le 31 août, tandis que la situation des Allemands dans les Balkans était rendue encore plus précaire par la capitulation de la Bulgarie, le 8 septembre. A la fin du mois d'octobre, le 2e front d'Ukraine de Malinovsky fit mouvement vers le nord, en direction de Budapest en Hongrie. En dépit de l'âpre résistance qu ils rencontrèrent, les Soviétiques atteignirent le lac Balaton et encerclèrent Budapest dès le début du mois de décembre.

Dans ce secteur, la V-VS affronta en novembre 1944 la Luftflotte IV (Generaloberst Otto Desloch), qui comprenait les I. et II. Fliegerkorps. Tout au long de l'automne et de l'hiver, ces maigres unités de chasse et d'appui rapproché allaient désespérément lutter contre l'écrasante supériorité de la force aérienne soviétique en Hongrie.

 

Fw 190

 

L'Armée rouge sur l'Oder

Entre-temps, les Soviétiques avaient lancé une offensive dans le Nord, laquelle, après avoir enfoncé le dispositif allemand, avait atteint la mer Baltique à la hauteur de l'embouchure du Niémen et isolé les troupes ennemies stationnées en Estonie et en Lettonie. Dans ce secteur, la Luftflotte 1, conservant un semblant de cohésion, ne rassemblait plus en octobre 1944 que les unités de la 3. Fliegerdivision (les Stab. et I./JG 54 à Tuckum, le II./JG 54 et les II. et III./SG 3 à Libau, et les NSGr.3 et 5 à Schründen et Frauenburg). Au ler décembre, le front épousait approximativement les contours de la Prusse-Orientale, pour suivre ensuite les cours de la Narew, de la Vistule et de la Wisloka jusqu'aux Carpates. Ayant perdu en six mois près de 1 250 000 hommes (850 000 sur le front de l'Est et 400 000 en France et en Italie), la Wehrmacht affrontait en Europe orientale 6 800 000 soldats soviétiques, répartis en cinquante-cinq armées et six armées blindées. Aux 1960 avions des Luftflotten 1, IV et VI, la V-VS opposait 15 540 appareils. Faisaient face à l'Armée rouge, du nord au sud, le groupe d'armées Nord dans les marches de la Prusse-Orientale et en Pologne septentrionale, le groupe d'armées Centre dans la région de Varsovie, le groupe d'armées Sud, chargé de défendre la Slovaquie et la Hongrie, et enfin le groupe d'armées F, engagé contre les partisans yougoslaves. A cette époque, la situation de la Luftwaffe était des plus difficiles, entre autres du fait des problèmes d'approvisionnement.



Conformément aux souhaits des Britanniques et des Américains, l'offensive d'hiver de l'Armée rouge commença plus tôt que prévu (à la mi-janvier 1945) de façon à contraindre la Wehrmacht à relâcher sa pression à l'Ouest. Les forces alliées venaient en effet de subir de lourdes pertes lors de la contre-offensive menée par les Allemands dans les Ardennes en décembre 1944. Sur le flanc nord du dispositif soviétique, les 2e et 3e fronts de Biélorussie, soutenus par les 3 000 avions des l7e et 4e VA, devaient attaquer le groupe d'armées Nord en PrusseOrientale. Au centre, le le, front de Biélorussie et le le, front d'Ukraine allaient avancer à partir de la Vistule en direction de Varsovie, Poznan et Breslau, appuyés les 4 770 appareils des 2e et 16e VA. La Luftwaffe ne mettait en oeuvre que les 1 060 avions de la Luftflotte VI, laquelle se réduisait aux unités du VIII. Fliegerkorps, des 1. et 4. Fliegerdivision et du Jafü Ost-Preussen. La Luftflotte I ne disposait quant à elle que de 245 appareils, tandis que la Luftflotte IV, en Hongrie, en alignait 570.

 


La campagne de Prusse orientale débuta le 13 janvier 1945. Après des succès initiaux foudroyants, l'Armée rouge se heurta à une vive opposition aux abords de Kônigsberg. La veille, l'offensive en direction de Varsovie avait été déclenchée malgré des conditions météorologiques défavorables, la capitale polonaise tombant le 17 janvier. En six jours, les 2e et 16e VA avaient effectué 11 784 sorties, sans rencontrer de grande résistance de la part de la Luftflotte VI, laquelle perdit 44 avions en combat et 86 au sol. Le 19, l'offensive soviétique s'étendit de la Baltique aux Carpates, Lodz et Cracovie capitulant à leur tour. Le 31, la Ve armée d'assaut et la IIe armée franchissaient l'Oder pris par les glaces et établissaient une tête de pont à Küstrin, une importante place de ravitaillement située à moins de 85 km de Berlin. Plus au sud, les forces soviétiques qui avaient franchi l'Oder dès le 21 janvier menaçaient désormais Breslau.

Au cours de ces dernières semaines de combat, la Luftwaffe devait rispoter avec l'énergie du désespoir. A la fin du mois de janvier 1945, 650 chasseurs (dont des Messerschmitt Bf 109G-10 et Bf 109K-4 et des Focke-Wulf Fw 190D-9) et plus de 100 avions d'appui rapproché Fw 190F-8 furent prélevés sur le front de l'Ouest pour être transférés en Poméranie et en Silésie. L'arrivée de ces renforts ne remit pas en question la suprématie des La-7, Yak-3 et Yak-9D au-dessus des zones de combats. Depuis 1943, la valeur des pilotes soviétiques s'était régulièrement améliorée, plusieurs d'entre eux inscrivant à leur actif un nombre impressionnant de victoires. L'as des as de la V-VS était le lieutenant-colonel Ivan Kojedoub (62 victoires), qui volait sur un La-7, les deuxième et troisième places étant occupées par le capitaine Rietchkalov et le colonel Aleksandr Pokrychine, avec respectivement 59 et 58 victoires ; venaient ensuite N.D. Goulaiev (57), A.V. Vorojeïkine (52), K.A.Yestigneiev (52), Dimitri Glinka (50) et A.F.Kloubov (50).

 


Au début de février 1945, l'allongement de leurs lignes de communication obligea les Soviétiques à ralentir leur effort. Mais la défaite allemande était terrifiante. Massée sur l'Oder, l'Armée rouge, qui avait investi Breslau le 15, avait anéanti en un peu plus de quatre semaines 31 divisions allemandes et s'était emparée de 1277 blindés. Opérant dans des conditions météorologiques effroyables, les 2e et 16e VA avaient accompli à elles seules 54 000 sorties et abattu plus de 900 avions ennemis. Rien ne pouvait désormais sauver Hitler et le III, Reich. Tandis qu'à l'Ouest les armées alliées s'apprêtaient à franchir le Rhin, à l'Est l'heure avait sonné pour l'offensive finale vers Berlin.

 

 

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