Front de l'Est





LA GUERRE AERIENNE à L'EST

 

 

La bataille de KOURSK

Soucieuse de reprendre l'initiative sur le front de l'Est, la Wehrmacht joua son va-tout en lançant, pendant l'été de 1943, sa grande offensive contre le saillant de Koursk. A nouveau, cependant, l'OKW avait largement sous-estimé les forcesdes Soviétiques - une erreur qui devait avoir de désastreuses conséquences.

 

La ville de Koursk est située à environ 450 km au sud-sud-ouest de Moscou, dans une région de champs de blé légèrement vallonnée. Au lendemain des violents combats de l'hiver et du printemps 1943, la ligne sinueuse du front formait, en Russie centrale, deux grands saillants : l'un, tenu par les Allemands, pénétrait profondément à l'intérieur du territoire soviétique dans le secteur de Briansk-Orel, au nord de Koursk ; l'autre, contrôlé par l'Armée rouge, était centré autour dé Koursk, englobant Orel au nord et Bielgorod au sud. Les Allemands tout comme les Soviétiques savaient donc en quel point du front la prochaine grande bataille allait se dérouler. Le Generalfeldmarschall Erich von Manstein, placé à la tête du groupe d'armées Sud, et le commandant en chef des forces armées soviétiques, le général Georgie Joukov, espéraient chacun de leur côté que l'autre attaquerait le premier, le terrain tendant à avantager le camp placé en position défensive. Prenant les devants, Hitler décida que l'opération Citadelle devait se dérouler conformément au plan initialement arrêté.


Pourtant, en raison de l'imminence du débarquement anglo-américain en Sicile, le déclenchement de l'offensive, prévu pour le 12 juin, fut repoussé au 5 juillet. En fait, cette opération allait consister en un assaut massif visant à déloger l'Armée rouge du saillant Orel-Koursk-Bielgorod, à renforcer le front et à redonner à la Wehrmacht l'initiative à l'Est. A la différence des grandes actions de 1941 et 1942, elle ne comportait aucune velléité de percée à l'intérieur du territoire soviétique. Chacun des deux camps avait en fait besoin d'une victoire. La Wehrmacht, plus mobile que l'Armée rouge, avait remporté succès sur succès pendant les deux étés précédents ; l'hiver venu, sa progression avait été stoppée, avec des pertes importantes. Les Soviétiques, quant à eux, avaient besoin de se prouver à eux-mêmes qu'ils pouvaient vaincre les Allemands pendant la belle saison.

 


A l'intérieur du saillant de Koursk se trouvaient concentrées les forces du front Central (général K.K. Rokossovsky) et du front de Voronej (général N.F. Vatoutine), celles du front de la Steppe (général I.S. Koniev) demeurant en réserve. Chargés d'appuyer les éléments terrestres, les 1 880 appareils de la 16e Vozdouchnaia Armiia de Roudienko et de la 2e VA de Krassovsky étaient basés au sud d'Orel et dans le secteur de Bielgorod-Starii Oskol. Regroupant quatre divisions aériennes (220e et 283e IAD, et 228, et 291e ChAD), la 16e VA, qui avait vu le jour en août 1942, avait livré ses premiers combats le 4 septembre sur le front de Stalingrad. Commandée au départ par le général P.S. Stepanov, puis, à partir du mois d'octobre, par le général S.I. Roudienko, elle s'était comportée d'une manière remarquable sur le front du Don pendant l'hiver 1942-1943, avant d'être affectée sur le front Central, à Koursk.


Maintenues en réserve à proximité de la zone de combats, les 5e VA (front de la Steppe) et 17e VA (front du Sud-Ouest) disposaient ensemble de 1060 chasseurs, 940 Iliouchine Il-2, 500 bombardiers diurnes et 400 bombardiers nocturnes. En tenant compte des 2 750 avions des 11, et 15e VA, à même d'intervenir, les Soviétiques alignaient au total environ 5 400 appareils. Parmi les chasseurs figuraient les nouveaux Yakovlev Yak-9 et Lavotchkine La-5FN, destinés à renforcer les Yak-1, LaGG-3 et Mikoyan Gourevitch MiG-3 dont étaient encore équipés de nombreux régiments de chasse. Les principaux appareils d'attaque au sol demeuraient l'Iliouchine Il-2 et son dérivé, le Il2m3, dotés tous deux d'un armement très varié. En plus de canons ChVak de 20 mm et VYa de 23 mm et de roquettes RS-82 et RS132, ces appareils étaient en effet pourvus de canons Noudielman-Souranov NS-37 et Type 11-P-37 de 37 mm et de bombes antichars.

 

 

Les préparatifs allemands

Pour l'opération Citadelle, le groupe d'armées Sud de von Manstein, qui regroupait le détachement Kempf et la IV, armée blindée, allait être soutenu par la Luftflotte IV du Général der Flieger Otto Dessloch (à Dniepropetrovsk) et par le VIII. Fliegerkorps du Generalmajor Hans Seidemann (à Mikoyanovka). Richthofen et de nombreux membres de son état-major, tels Bülowius et Mahncke, avaient rejoint la Luftflotte II en Sicile pendant le mois de juin. Dans le secteur nord du saillant de Koursk, le groupe d'armées Centre de von Kluge (IX, armée et Il, armée blindée) devait être appuyé par la Luftflotte VI de von Greim, constituée le 5 mai 1943 à partir du Luftwaffenkommando Ost et à laquelle était rattachée la 1. Fligerdivision de Paul Deichmann (à Orel). Au total, 2 100 des 2 500 avions de première ligne allemands présents sur le front de l'Est - lesquels représentaient eux-mêmes 42 % du nombre total des appareils de la Luftwaffe - allaient participer à l'offensive.


En juin 1943, et en raison de l'activité croissante des partisans soviétiques, la Luftwaffe ne disposait déjà plus, en Union soviétique, du carburant dont elle avait besoin. La Luftflotte VI ne reçut, pendant ce mois, que 5 722 t de carburant B-4 et 441 t de C-4 (pourtant indispensables aux Focke-Wulf Fw 190), alors qu'elle en consomma respectivement 8 634 et 1 079 t. Le sabotage des voies ferrées par les partisans sur les arrières du groupe d'armées Centre, en juin, entraîna du côté allemand la perte de 268 locomotives et de 1 222 wagons de marchandises et, dans la région vitale de Minsk-Smolensk, 44 ponts furent détruits.

 

Petlyakov Pe-2 Peshka

 

Raids préliminaires

Tout en concentrant ses forces, chacun des deux camps procéda à des attaques préliminaires contre les aérodromes et les lignes de communication de l'adversaire. Les bombardiers Heinkel He 111H-6 effectuèrent des missions d'intrusion de nuit lointaines contre des objectifs industriels à caractère stratégique, à Saratov, Gorki et Iaroslav. De son côté, la V-VS se borna à pilonner les terrains de la Luftwaffe situés dans les secteurs d'Orel et de Kharkov. Le premier raid soviétique de grande envergure se déroula le 6 mai 1943, quand 112 Il-4 et 156 Il-2, protégés par 166 chasseurs, détruisirent 194 avions allemands au sol et en abattirent 21 en combat aérien. Entre le 6 et le 8 mai, les Soviétiques s'adjugèrent, selon leurs estimations, 506 appareils ennemis, en ne perdant pour leur part que 122 machines. Les 17e, 2e et 15, VA n'attaquèrent pas moins de 28 aérodromes les 8, 9 et 10 juin, les bases de Poltava, Konotop et Kramatorsk étant particulièrement touchées. Le 2 juin, une bataille aérienne d'une rare violence opposa la Luftwaffe aux chasseurs des 2e et 16e VA et de la lOle IAD lorsque 137 He 111H-6 et Junkers Ju 88A-4, couverts par un Gruppe de Messerschmitt, furent interceptés par plusieurs dizaines de Yak-7B, Yak-9 et La-5FN (58 appareils allemands ne rentrèrent pas à leur base). Généralement bien pilotés, les chasseurs soviétiques étaient désormais guidés avec efficacité par des radars au sol Redout et Son-2A. Quant aux régiments de chasse (IAP), ils recouraient depuis peu à une tactique calquée sur la chasse libre de la Luftwaffe. Regroupés en escadrilii, qui évoluaient entre 1 000 et 4 500 m d'altitude, les chasseurs soviétiques utilisaient les nuages et le soleil pour effectuer des attaques surprises loin à l'intérieur des lignes allemandes.

 

 

L'opération Citadelle

Le 5 juillet 1943, en prévision de la grande offensive allemande qui devait débuter dans l'après-midi, la Luftwaffe plaça ses unités en état d'alerte dès avant l'aube. La V-VS allait cependant prendre les Allemands de vitesse. Dès 3 h 30, en effet, les radars FuMG 80 Freya, mis en place à Kharkov et dans la région de Bielgorod, avertissaient les unités de l'imminence d'une attaque massive contre les aérodromes du VIII. Fliegerkorps. Tous les Messerschmitt Bf 109G-6 dont ce dernier disposait prirent alors l'air. Avec les Fw 190A-5 de la 1. Fliegerdivision, prélevés sur les forces de la région d'Orel, ils allaient prendre part à l'une des batailles aériennes les plus violentes de toute la guerre. Bientôt, plus de quatre cents appareils s'affrontèrent en une gigantesque mêlée à 7 500 m d'altitude. A 9 h 30, quand la V-VS se retira, la chasse allemande revendiqua la destruction de cent vingt avions ennemis, en n'ayant subi pour sa part que des pertes mineures. Mais la journée ne faisait que commencer. Dans le secteur sud, le VIII. Fliegerkorps couvrit l'avance de la IVe armée blindée vers Oboyan, Korocha et Prokhorovka, tandis que dans le nord la IX, armée se frayait un chemin à travers le dispositif ennemi en direction d'Olkhovatka et Ponyri. Les quarantesept divisions allemandes engagées dans l'action affrontaient 1 300 000 soldats soviétiques (répartis en 109 divisions d'infanterie), 3 600 blindés et plus de 20 000 pièces d'artillerie.

 


Appuyant la IX, armée dans le secteur Olkhovatka - Gniliets - Maloarkhangelsk, la 1. Fliegerdivision de Deichmann affronta les Yak-9 et La-5FN du 6e IAK (général N.I Ierlykine) et de la Ire Gv IAD (division d'élite commandée par le lieutenant-colonel LV. Kroupienine). En fin d'après-midi, les forces terrestres allemandes furent ébranlées par des I1-2m3 et Il-4 qui attaquaient par vagues. Plusieurs unités de la 16e VA de Roudienko - le 3e BAK (général A.Z. Karavatsky), le 6e ChAK (général I.D. Antochkine), la 2e Gv.IAD (colonel G.I. Komarov) et le 299, ChAD (colonel I.V. Kroupsky) - furent engagées à Iasnaia Poliana, Ozerok et Arkhangelskoié. Dans la journée du 5 juillet, les chasseurs soviétiques abattirent audessus de ce secteur 76 avions allemands (98 d'entre eux, il est vrai, ne rentrèrent pas à leur base). Plus au sud, la 17e VA subit de lourdes pertes lors de raids menés contre les aérodromes, tenus par les Allemands, de Mikoyanovka, Sokolniki, Pomierki, Osnava, Rogan et Barvienkovo. La V-VS sortit très éprouvée de ce premier engagement, la 1. Fliegerdivision et le VIII. Fliegerkorps annonçant la destruction de 432 appareils soviétiques. Parmi ces derniers, 77 furent descendus par le seul IL/JG 3 « Udet », le Hauptmann Kurt Bràndle, déjà titulaire de 146 victoires, en remportant cinq nouvelles, tandis que l'Oberleutnant Joachim Kirschner (141 victoires) en obtenait neuf. Douze avions ennemis furent revendiqués par le Hauptmann Johannes Wiese du 2./JG 52, l'Oberleutnant Walter Kroupinski du III./JG 52 inscrivant à son actif sa 90 victoire. Ces chiffres étaient comme toujours exagérés, puisque les pertes réelles du 5 juillet 1943 approchaient 260 appareils pour la Luftwaffe et 175 pour la V-VS.

 


En raison de la résistance acharnée opposée par l'Armée rouge, l'offensive allemande s'essouffla vite. En quarante-huit heures, la IX, armée ne progressa que de 10 km et, bien qu'ayant pris au piège 25 000 soldats soviétiques, elle fut bientôt contrainte de s'arrêter. En l'air, les combats atteignirent leur maximum d'intensité entre le 5 et le 8 juillet 1943 (selon certaines sources, la V-VS perdit 566 appareils, et les Allemands 854). De 3 000 le premier jour, le nombre des sorties quotidiennes effectuées par la Luftwaffe tomba à 1 500 entre le 6 et le 9 juillet, pour se stabiliser à 1 000 à partir du 10 juillet. Le 12 juillet, le plus gigantesque affrontement de blindés de toute la guerre opposa, près de Prokhorovka, dans le sud, les corps blindés soviétiques à la IV, armée blindée, au 4e corps blindé et à des éléments du détachement Kempf. Au nord, les forces des fronts de l'Ouest et de Briansk enfoncèrent le saillant d'Orel tenu par les Allemands. Le 15 juillet, le front du Centre lançait une vaste offensive contre la IXe armée à l'est d'Orel et de Kromy, obligeant la Wehrmacht à se replier.


Perçant le dispositif ennemi, l'Armée rouge s'empara d'Orel et de Bielgorod les 4 et 5 août. Le 23, des éléments des fronts de Voronej, de la Steppe et du Sud-Ouest prenaient Kharkov. Menaçant l'ensemble du flanc sud du groupe d'armées Sud de von Manstein, ces forces ouvrirent la voie à l'offensive massive que l'Armée rouge s'apprêtait à lancer l'automne suivant en Ukraine. Ainsi, l'opération Citadelle se soldait par un désastre, la Wehrmacht y laissant certaines de ses meilleures unités de blindés. La défaite des Allemands devant Koursk devait constituer à tous égards le tournant de la guerre à l'Est. Entamée en cette fin de l'été 1943, la longue retraite de la Wehrmacht ne devait trouver son terme qu'à Berlin, un an et demi plus tard.

 

Campagne à l'Est

 

L'impact de Koursk

La défaite des armées allemandes à Koursk coïncida, d'une part, avec les revers importants infligés par les forces aériennes alliées à la Luftwaffe au-dessus de la Sicile et de l'Italie méridionale et, d'autre part, avec l'intensification des raids du Bomber Command de la RAF et de la 8th Air Force contre le Reich. En l'espace de trois mois - du lerjuin au 31 août -, les Luftflotten I, IV et VI perdirent 2 183 appareils sur le front de l'Est. La responsabilité de cette débâcle retomba principalement sur le chef des Luftwaffen Generalstabes, le Generaloberst Hans Jeschonnek qui, ayant préconisé d'accorder une priorité quasi totale aux opérations à l'Est, se donna la mort le 19 août. Son successeur, le General der Flieger Günther Korten, récemment nommé commandant de la Luftflotte I, devait modifier de façon fondamentale les orientations stratégiques de la Luftwaffe. Sous son impulsion, le front de l'Est allait perdre sa primauté, la défense du Reich (Reichsvertidigung) devenant l'impératif prioritaire. Bon nombre d'unités de chasse opérant jusque-là en Méditerranée ou en Scandinavie durent gagner l'Allemagne, tandis que le JG 3 « Udet » (Major Wolf-Dietrich Wilcke) quittait l'Union soviétique. Plus une seule unité de Zerstôrer ne devait désormais combattre à l'Est.


Ayant ainsi consolidé sa base défensive la Luftwaffe devait ensuite - bien tardivement, il est vrai - constituer en son sein une force de bombardement stratégique calquée sur le Bomber Command de la RAF. Pour ce faire, les unités du IV. Fliegerkorps furent, l'une après l'autre, rapatriées vers le Reich afin d'y être rééquipées. Enfin, les responsables prirent la décision de doter les formations d'attaque au sol de Fw 190F-3 et Fw 190G-2, en remplacement de leurs vieux Junkers Ju 87D (cette opération allait cependant prendre un certain temps, ces chasseurs performants étant destinés en priorité au LwBefhMitte, le commandement responsable de la défense aérienne du Reich). Réorganisées, les unités d'assaut eurent, le 5 octobre 1943, leur propre commandant en la personne de l'ancien Kommodore du StG 2, l'Oberst Ernst Küpfer, nommé General der Schlachtflieger. Une des premières initiatives de cet officier consista à incorporer les unités de harcèlement nocturne (Stôrkampfstaffeln), formées à l'automne 1942, dans les Nachtschlachtgruppen (NSGr, groupes d'attaque de nuit), avec l'intention de fournir à ces derniers des Ju 87D-1 et Ju 87D-3 armés de canons de 20 mm et de cacheflammes d'échappement. Küpfer, qui périt dans un accident de voiture en novembre 1943, devait être remplacé par l'Oberst Hubertus Hitschold.

 


Au lendemain de Koursk, l'Armée rouge ne laissa aucun répit à la Wehrmacht. La principale offensive soviétique de la fin de l'été 1943 fut dirigée contre la 11, armée blindée et la VIe armée (l'ancien détachement Hollidt), du groupe d'armées Sud de von Manstein, sur la ligne Doniets-Mious Taganrog, au sud de Kharkov. A la date du 20 juillet 1943, les armées allemandes engagées sur le front de l'Est comptaient 3 064 000 hommes, et disposaient de 2 088 blindés de même que 8 063 canons antichars. En outre, près de 200 000 combattants hongrois et roumains ainsi que la 250e division espagnole leur prêtaient appui. A cet ensemble faisaient face, selon les estimations des services de renseignements allemands, 5 755 000 soldats soviétiques, 7 855 blindés et 21 050 pièces antichars. Au leY août, à peine 1 750 des 4 667 avions de première ligne de la Luftwaffe se trouvaient sur le front de l'Est, la V-VS alignant plus de 8 000 appareils. Le 26 août 1943, le front du Centre s'élançait contre le flanc Est de la IX, armée allemande à Karachev, pour ensuite prendre à revers la IIe armée à Novgorod Seviersk. Cette offensive fut appuyée par 600 appareils de la 6e VA du général S.I. Roudienko, laquelle devait prendre part à de nombreux combats dans les secteurs de Konotop et de Niéjine en septembre. Le front de la Steppe, quant à lui, fit mouvement vers Poltava et Krementchoug, les 8e et 17e VA, appuyant l'offensive du front du Sud-Ouest contre le bassin du Don. Au total, le front tout entier, de Vitebsk, au nord, aux rives de la mer d'Azov, au sud, fut enfoncé.


Le 22 septembre, Poltava était prise, Smolensk tombant le 25 septembre, tandis que Kremontchoug était évacuée par les Allemands le 29. Pendant le mois suivant, la Wehrmacht tenta désespérément de contenir l'avance de l'Armée rouge, mais, dès le 6 novembre 1943, Kiev était reprise par les Soviétiques. Rien, désormais, ne semblait pouvoir arrêter ces derniers.

 

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