GUERRE de COREE

 

 

Alors que la paix restait introuvable - les pourparlers achoppant sur la question du rapatriement des prisonniers -, les communistes cherchèrent à reprendre l'avantage en disputant une dernière fois à leurs ennemis la maîtrise de l'air. Tous leurs efforts devaient rester vains, les avions à réaction américainsc ontinuant à régner en maîtres dans le ciel coréen.

 

BILAN D'UNE GUERRE

 

 

Bien que les délégations prenant part aux négociations fussent parvenues à un accord sur le tracé de la ligne de démarcation, le problème du rapatriement de nombreux Coréens et Chinois déplacés restait à résoudre. S'il était prévu que 12 000 membres des forces des Nations unies retenus captifs en Corée du Nord seraient échangés contre quelque 70 000 prisonniers communistes, le commandement allié refusait en revanche catégoriquement de rapatrier plusieurs milliers de Chinois et Nord-Coréens peu désireux de retourner en territoire communiste. Pékin et Pyongyang menaçaient de « combattre jusqu'à la fin » s'ils n'obtenaient pas satisfaction sur ce point.

L'objectif de chacun des deux camps pendant la dernière année du conflit allait alors être, plus que jamais, d'acquérir des avantages sur le terrain afin de négocier en position de force. Les forces aériennes communistes avaient sensiblement réduit leur activité en mai et juin 1952, une tendance qui devait s'accentuer en juillet, mois pendant lequel les North American F-86 ne détruisirent que 18 appareils à réaction ennemis en 2 423 sorties. Les MiG-15, toutefois, n'avaient pas totalement déserté les cieux : le 10 juin, par exemple, quatre Boeing B-29 chargés d'attaquer de nuit un pont situé en territoire nord-coréen furent interceptés par 10 d'entre eux. Guidés par des projecteurs, les MiG abattirent deux bombardiers et en endommagèrent un troisième, sans subir de pertes. Ce succès, il est vrai, ne devait pas être répété.

La modernisation des forces aériennes chinoises se poursuivit tout au long des années 1952 et 1953, trois nouveaux régiments de chasseurs MiG-15 bis (environ deux cents appareils) commençant à opérer à partir de bases situées en Mandchourie. Le retrait du théâtre coréen des Tupolev Tu-2 à moteur à piston était pratiquement achevé quand la Chine prit livraison du premier des 70 bombardiers biréacteurs Iliouchine I1-28 qu'elle devait recevoir - appareils dont l'apparition ne devait pas manquer d'attirer l'attention des services de renseignement des forces des Nations Unies. Cependant, de crainte de provoquer de violentes représailles contre leurs bases de Mandchourie, les Chinois n'utilisèrent jamais leurs Il-28 au-dessus de la Corée, acceptant que les Américains et leurs alliés jouissent d'un sanctuaire au sud du 38e parallèle, cette situation devant demeurer inchangée jusqu'à la fin du conflit.

 

      

 

Pendant la période d'activité aérienne réduite, en juin et juillet 1952, le 39th Squadron - nouvelle unité du 51st Fighter Wing - prit en compte pour sa part ses premiers F-86F. Avec cette version dotée d'un moteur J47-GE-27 (plus puissant) et bénéficiant de nombreux perfectionnements, le Sabre surclassait enfin le MiG-15 bis dans les combats à toute altitude, bien que la vitesse ascensionnelle du chasseur communiste demeurât encore largement supérieure à celle de son rival américain.

Pendant le mois d'août, les opérations s'intensifièrent, les Sabre effectuant de nombreuses sorties. Un changement dans la tactique mise en oeuvre par les pilotes de chasse communistes put également être noté. Les grandes formations de MiG-15 disparurent pour être remplacées par des sections de quatre ou six appareils. En raison de la médiocrité des aviateurs nord-coréens et chinois - la plupart d'entre eux étaient des jeunes recrues manquant d'expérience du combat - cette innovation n'eut guère d'incidence sur l'évolution du conflit. Sa seule conséquence fut un net accroissement du nombre des appareils communistes abattus - 33 en août et 67 en septembre (les Nations unies ne perdant pour leur part respectivement que 4 et 9 Sabre pendant ces mêmes mois).

L'une des principales causes de cette disparité croissante entre les taux de pertes des deux camps en présence résidait dans la manoeuvrabilité supérieure des F-86E et F-86F, dont les caractéristiques permettaient aux pilotes d'effectuer des virages plus serrés. Un autre phénomène observé pendant la seconde moitié de l'année 1952 fut le nombre important de MiG qui tombaient en vrille, sans raison apparente, en plein combat. Pas moins de 30 appareils s'écrasèrent de cette façon, le plus souvent sans qu'un seul obus ait été tiré.

 

   

 

En octobre, une nouvelle amélioration put être apportée aux F-86F avec l'envoi en Corée de becs de bord d'attaque d'aile mieux profilés. En abaissant le seuil du « buffeting », ce perfectionnement allait conférer aux pilotes la possibilité de virer plus serré à grande vitesse. A peu près au même moment, des F-86F capables de transporter quatre caissons de matériel sous leurs ailes furent déployés sur le théâtre coréen. Ces appareils furent confiés aux 8th et 18th Fighter Bomber Wings, qui, jusque-là, étaient équipés respectivement de Lockheed F-80C et de North American F-51, mis à la réforme quelques semaines plus tard. En fait, les Mustang de l'USAF devaient livrer leur dernier combat le 23 janvier 1953.

La mise en service des nouveaux Sabre prit plus de temps que prévu, en partie en raison du refus des 4th et 51st Wings d'autoriser leurs pilotes expérimentés à participer à la formation des équipages des unités nouvellement dotées de F-86. Le 18th Fighter Bomber Wing mena sa première sortie opérationnelle avec des F-86F le 25 février 1953, mais le 8th Wing ne reçut pour sa part sa dotation complète que le 4 juin. A la fin du mois de mars, cependant, un nombre suffisant de F86F étaient arrivés en Corée pour équiper en totalité le 12th Fighter Bomber Squadron ainsi que le Squadron 2 de la South African Air Force.

Entre-temps, en janvier 1953, l'activité des MiG s'était renforcée, sans doute du fait de l'apparition en Corée de deux nouveaux régiments de MiG-15 chinois. Pour ce seul mois, les pilotes de Sabre abattirent, en 3 429 sorties, 37 avions à réaction ennemis et un Tu-2 (seuls deux F-86 ne rentrèrent pas à leur base). Au 1er février, 25 pilotes de Sabre avaient atteint ou dépassé le score de cinq victoires, obtenant ainsi le titre d'as. Tous appartenaient à la chasse, mais quand le Major James P. Hagerstrom, après avoir servi dans le 4th Fighter Interceptor Wing, prit le commandement du 67th Squadron du 18th Fighter Bomber Wing, il avait déjà inscrit à son actif deux victoires (il devait en remporter quatre autres aux commandes d'un F-86F). Meilleur pilote de chasseur bombardier en combat aérien, Hagerstrom avait déjà abattu six appareils ennemis pendant la Seconde Guerre mondiale.

 

   

 

La mort de Staline, le 5 mars 1953, eut de profondes répercussions sur l'attitude de la délégation chinoise aux négociations de paix, un certain flottement se produisant dans le soutien accordé par les pays du bloc socialiste aux exigences des Chinois sur la question du rapatriement des prisonniers. C'est ainsi que de nombreux aviateurs d'Europe de l'Est quittèrent le théâtre des opérations. Les chasseurs des forces des Nations unies décelèrent une plus grande proportion de jeunes recrues, dépourvues d'expérience, parmi les pilotes ennemis, et le nombre des appareils chinois et nord-coréens qui tombaient en vrille accidentellement augmenta de manière importante. Entre le 8 et le 31 mai, les pilotes des quatre wings équipés de Sabre aperçurent un total de 1 507 MiG au cours de 6 721 sorties, engagèrent le combat contre 537 d'entre eux et en abattirent 56 (un seul F-86F-10 ne rentra pas d'une mission).

Pendant ce temps, des raids contre des obiectifs au sol étaient toujours effectués par les Republic F-84 (les F-84 du début du conflit avaient été remplacés, pour la plupart, par des F-84G, variante récente). Le 58th Fighter Bomber Wing (constitué par les 69th, 310th et 311th Squadrons) avait pris la place du 136th Fighter Bomber Wing à Taegu en juillet 1952 ; quant au 116th Wing, jusque-là chargé d'assurer la défense aérienne du Japon, il devait être relevé par le 474th Fighter Bomber Wing (428th, 429th et 430th Squadrons), qui arriva à Kounsan en août 1952. Bien que ne constituant jamais plus de deux wings simultanément en Corée, les Thunderjet larguèrent près de 56 000 t de bombes et de napalm en trois mois, plus qu'aucun autre appareil d'appui tactique au cours de la guerre.

Opérèrent également sur place jusqu'à l'extrême fin du conflit les Douglas B-26 Invader du 3rd Bomber Group, basé à Kounsan, et du 17th Bomber Group (nouvelle dénomination du 452nd BG), stationné à Pusan.

Pendant toute la durée des hostilités, ces appareils accomplirent au total 55 000 sorties, au cours desquelles ils détruisirent environ 38 500 véhicules ennemis, 3 700 wagons et 400 locomotives. Les appareils de reconnaissance RB-26C du 12th Tactical Reconnaissance Squadron (Night Photographic), basé finalement à Kimpo, rendirent eux aussi de précieux services jusqu'au dernier jour de la bataille.

 

   

 

L'ultime année de guerre, enfin, continua à mettre à l'épreuve les porte-avions et les appareils embarqués de l'US Navy, de la Royal Navy et de la Royal Australian Navy. La Task Force 77 maintint toujours au moins trois navires (le plus souvent de la classe des porte-avions rapides Essex) dans les eaux coréennes. En octobre 1952, l'USS Oriskany, modernisé, déploya sur le théâtre d'opérations deux squadrons de chasseurs Grumman F9F-5 Panther améliorés. Ces derniers affrontèrent pour la première fois des MiG-15 le 18 novembre de la même année, lors d'un raid contre la côte nord-coréenne à moins de 150 km au sud de Vladivostok, quatre Panther engageant le combat contre sept MiG-15 (deux de ces derniers furent abattus sans que les Américains ne subissent aucune perte). Le 3 mai 1953, au cours d'une attaque nocturne contre la centrale électrique du réservoir de Tchosin - des sorties diurnes avaient précédemment été repoussées par les MiG et les défenses antiaériennes -, trois Douglas AD4N Skyraider de l'USS Valley Forge pilonnèrent leur objectif avec plusieurs tonnes de bombes de 454 kg. Au total, pas moins de onze porte-avions de la classe Essex (quatre d'entre eux ayant été modifiés selon le Programme 27A afin que les avions à réaction puissent opérer à partir de leur pont) effectuèrent vingt-trois campagnes dans les eaux coréennes de 1950 à 1953. Parmi eux, l'USS Boxer et l'USS Valley Forge accomplirent chacun quatre séjours. Un seul pilote de l'US Navy acquit le titre d'as - aux commandes d'un Vought F4U-5N Corsair. Pendant le dernier mois de la guerre, le Lieutenant Guy P. Bordelon, de l'USS Princeton, fut détaché à Osan pour s'opposer aux sorties de harcèlement menées par des biplans communistes Polikarpov Po-2 contre les positions des Nations Unies (intervenant de nuit à basse altitude, les Po-2 larguaient de petites bombes sur les concentrations de troupes et les avions au sol). Bordelon parvint à descendre deux appareils ennemis le 29 juin, deux le lendemain et un autre le 17 juillet. Un pilote de l'US Marine Corps, le Major John F. Bolt, détaché au 51st Fighter Wing de l'US Air Force, s'adjugea, quant à lui, aux commandes de son Sabre, six MiG au-dessus de la Corée.

Ce furent effectivement les pilotes de Sabre qui se taillèrent la part du lion au cours des derniers mois de la guerre. La guerre dans les airs connut sa plus grande intensité en juin 1953, avec 7 696 sorties de F-86 et la destruction de pas moins de 77 MiG-15. Pas un seul Sabre ne fut perdu en combat aérien, mais 14 d'entre eux furent expédiés au sol par les batteries antiaériennes ennemies, l'activité des F-86F ayant augmenté au cours de cette période. Le 7 juin, notamment, 8 F-86F-30 du 8th Wing et douze du 18th Wing, transportant chacun deux bombes de 454 kg et dotés de réservoirs largables, attaquèrent la centrale de Souiho sur le fleuve Yalou, protégés en altitude par 66 F-86E et F-86F des 4th et 51st Wings.

 

   

 

La fin des hostilités

C'est en juillet que la délégatiorn communiste aux pourparlers de paix renonça à ses exigences sur la question du rapatriement des prisonniers, les hostilités prenant fin le 27 du mois. Quelques heures seulement avant que le cessez-le-feu final n'entre en vigueur, le Captain Ralph S. Parr, qui, pendant les six semaines précédentes, avait abattu neuf MiG-15, effectuait une mission d'escorte à destination de Chongganjin aux commandes d'un F-86F-30 lorsqu'il aperçut un avion de transport Iliouchine II-12. Faisant feu de ses six mitrailleuses, il toucha l'appareil ennemi, qui fut ainsi le dernier avion à être détruit de tout le conflit coréen.

A la date de la cessation des hostilités, les forces des Nations Unies en Corée disposaient de 297 Sabre et de 218 Thunderjet, auxquels la Chine communiste pouvait opposer - selon les estimations les plus vraisemblables - environ 950 MiG-15. Tout au long de la guerre, les chasseurs et chasseurs bombardiers des Nations unies n'avaient jamais abandonné l'initiative à l'adversaire, de même qu'ils n'avaient jamais cessé d'appuyer avec succès les forces terrestres. Les pilotes de Sabre en particulier avaient prouvé - du moins dans toute la première partie du conflit - qu'un entraînement minutieux et une longue expérience des opérations pouvaient compenser certaines infériorités techniques de leurs appareils. Pendant les trente-deux mois au cours desquels les F-86 opérèrent en Corée, leurs pilotes détruisirent 810 avions ennemis, dont 792 MiG-15. Au passif des forces alliées, 110 Sabre furent détruits par l'ennemi (dont 78 en combat aérien), 114 étant accidentés ou disparaissant purement et simplement.

 

   

 

Le pilote au palmarès le plus élevé fut Joseph Mc Connell, du 16th Squadron du 51st Wing, qui abattit seize MiG-15 au cours de 106 missions, suivi par le Major James Jabara et le Captain Manuel J. Fernandez avec respectivement quinze et quatorze victoires et demie. Le vétéran des as américains était alors le Lieutenant Colonel Vermont Garrison, âgé de trente-sept ans, dont les dix victoires en Corée venaient s'ajouter aux onze qu'il avait déjà remportées pendant la Seconde Guerre mondiale. Quant au benjamin, il s'agissait du Lieutenant Henry Buttelmann (vingt-quatre ans), qui s'était adjugé sept MiG pendant les six dernières semaines de la guerre de Corée.

Une grande maîtrise, née d'une longue expérience, avait conféré aux pilotes américains une nette supériorité sur leurs adversaires. Si l'on garde à l'esprit l'importance accordée aux MiG-15 dans la stratégie communiste, cet atout devait, en dernière analyse, influer de façon décisive sur l'issue du conflit tout entier. A plus long terme, la guerre de Corée allait inciter les États-Unis à accélérer leur programme de construction d'avions militaires extrêmement performants, une politique dont ils ne se sont jamais départis jusqu'à ce jour.

 

   

Activité opérationnelle des chasseurs et chasseurs bombardiers en Corée

Type d'appareil
F 86
F 80
F 84
F 51
F 94
F 82
Nombre total de sorties
87 177
98 515
86 408
62 607
4 694
1 868
Nombre moyen d'appareil présent en moyenne
184
273
247
167
56
16
Pertes US
En combat aérien
78
14
18
10
1
0
Du fait de la DCA
19
113
122
172
0
1
Par accident
101
192
149
125
25
14
Disparus
13
38
33
32
2
3
Causes inconnues
13
16
13
12
0
0
Total
224
373
335
351
28
24
Bombes larguées (Tonnes)
7 508
33 266
50 427
12 909
1 222
122
Napalm employé (Tonnes)
148
8 327
5 560
15 221
0
0
Roquettes tirées
270
80935
22154
183 034
0
1 892
Pilotes tués
47
160
98
131
6
23
Pilotes disparus
65
164
121
133
6
13
Pilotes blessés
6
38
11
41
0
1
Pertes ennemies
Appareils détruits surs
814
58
9
37
4
4
Appareils probablement détruits
119
37
13
11
0
2

Liste des victoires confirmées revendiquées pendant la guerre de Corée (classement alphabétique par pilote)

Liste des pertes pendant le conflit Coréen

RAF / RAAF / SAAF / USAF / USN / USMN

 A  •  B  •  C  •  D  •  E  •  F  •  G  •  H  •  I  •  J  •  K  •  L  •  M  •  N  •  O  •  P  •  Q  •  R  • S  •  T  •  U  •  V  •  W  •  X  •  Y  •  Z

Activité des F-86 Sabre pendant le conflit Coréen

Mois
Nombre de sorties
F-86 perdus du fait de l'ennemi
Pertes totales en opérations
MIG revendiqués
       
Décembre 1950
236
1
1
8
Janvier 1951
212
-
-
-
Février 1951
1
-
-
-
Mars 1951
904
-
-
3
Avril 1951
1 073
-
3
14
Mai 1951
1 306
-
3
5
Juin 1951
1 250
2
5
10
Juillet 1951
734
1
2
7
Août 1951
940
-
1
4
Septembre 1951
1 119
3
6
13
Octobre 1951
1 622
7
8
24
Novembr 1951
1 003
3
3
14
Décembre 1951
2 066
7
7
28
Janvier 1952
2 340
5
11
31
Février 1952
2 500
2
5
17
Mars 1952
3 359
3
4
39
Avril 1952
3 783
4
4
44
Mai 1952
5 190
6
10
27
Juin 1952
2 778
4
6
20
Juillet 1952
2 423
5
6
18
Août 1952
3 010
4
6
33
Septembre 1952
3 586
9
12
63
Octobre 1952
4 320
5
7
27
Novembr 1952
2 635
4
4
28
Décembre 1952
3 418
2
5
28
Janvier 1953
3 429
2
4
37
Février 1953
2 652
4
5
25
Mars 1953
3 632
3
5
34
Avril 1953
5 346
5
7
27
Mai 1953
6 721
1
11
56
Juin 1953
7 696
14
23
77
Juillet 1953
5 841
4
10
31
TOTAUX
87 177
110
184
792

Codification des Bases Aériennes pendant la guerre de Corée

K-1 - Pusan-West Air Base
K-2 - Taegu Air Base
K-3 - Pohang Airdrome
K-4 - Sachon Airdrome
K-5 - Taejon Airdrome
K-6 - P’Yong Taek Airdrome
K-7 - Kwangju Airdrome
K-8 - Kunsan Air Base
K-9 - Pusan-East air Base
K-10 – Chinhae Air Base
K-11 – Ulsan Airdrome
K-12 – Marigun Airdrome
K-13 – Suwon Air Base
K-14 – Kimpo Air Base
K-15 – Mokp’o Airdrome
K-16 – Seoul Air Base
K-17 – Ongjin Airdrome (North Korea)
K-18 – Kangnung Airdrome
K-19 – Haeju Airdrome (North Korea)
K-20 – Sinmak Airdrome (North Korea)
K-21 – P’yonggang Airdrome (North Korea)
K-22 – Onjong-Ni Airdrome (North Korea)
K-23 – P’yongyang Airdrome (North Korea)
K-24 – P’youngyang East Airdrome (North Korea)
K-25 – Wonsan Airbase (North Korea)
K-26 – Songdok Airdrome (North Korea)
K-27 – Yonpo Airdrome (North Korea)
K-28 – Hamhung West Airdrome (North Korea)
K-29 - Sinanju Airdome (North Korea)
K-30 – Sinuiju Airdrome (North Korea)
K-31 – Kiichu Airdrome (Kisschu) (North Korea)
K-32 – Oesichon-Dong Airdrome (North Korea)
K-33 – Hoemun Airdrome (North Korea)
K-34 – Ch’ongjin Airdrome (Seishin) (North Korea)
K-35 – Hoeryong Airdrome (North Korea)
K-36 – Kanggye #2 Airdrome (North Korea)
K-37 – Taegu West Air Base
K-38 – Wonju Airdrome
K-39 – Cheju-do Airdrome
K-40 – Cheju-do Airdrome
K-41 – Ch’ungju Airdrome
K-42 – Andong Airdrome
K-43 – Kyongju Airdrome
K-44 – Changhowon-Ni Airdrome
K-45 – Yoju Airdrome
K-46 – Hoengsong Airdrome
K-47 – Ch’unch’on Airdrome
K-48 – Iri Airdrome
K-49 – Seoul East Airdrome
K-50 – Sokcho-Ri Airdrome (North Korea)
K-51 – Inje Airdrome
K-52 – Yanggu Airdrome (North Korea)
K-53 – Airfield not finished or built
K-54 – Airfield not finished or built
K-55 – Osan-ni Air Base
K-56 – Airfield not finished or built
K-57 – Kwang’ju Air Base

 

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Sources

Texte : Encyclopédie de l'Aviation - Editions Atlas
STARS & BARS - Frank Olynyk - Grub Street Editions
F-51 Mustang units over Korea - Warren Thompson - Osprey frontline colour 1
F-84 Thunderjet Units over Korea - Warren Tompson - Osprey frontline colour 3
Korean War Aces - Robert F Dorr, Jon Lake, Warren Thompson - Osprey aircraft of the Aces 4
F-86 Aces of the 51st Fighter Wing - Warren Thompson - Osprey aircraft of the Aces 70
F-86 Aces of the 4th Fighter Wing - Warren Thompson - Osprey aircraft of the Aces 72
F-80 Thunderjet Units over Korea - Warren Thompson - Osprey frontline colour 5
F-86 Sabres of the 4th Fighter Interceptor Wing - Warren Thompson - Osprey frontline colour 6
B29 Superfortress Units of the Korean War - Robert F Dorr - Osprey Combat Aircraft 42
Korea The Air War 1950 / 1953 - Jack C Nicholls & Warren E Thompson
MIG Alley - Larry Davis - Squadron Signal Publications
http://www.dtic.mil/dpmo/pmkor/korwald_alpha.htm



 

 

 

 

 

 


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