MADON Michel
MADON Michel

 







 


Né le 10 janvier 1918 à Dijon
Décédé le 16 mai 1972 des suites d'un accident de la circulation

 

 

Capitaine

5 victoires homologuées
6 victoires en collaboration
4 victoires probables





Grade Date
Unités
Arrivée Départ Fonction Secteur
Cpl
01/10/38
 
Armée Air 1937 08/39 Elève pilote France
Sgt
01/04/39
 
GC I/3 08/39 06/40 Pilote France
Slt
22/08/39
 
GC I/3 06/40 30/11/41 Pilote AFN
Lt
22/08/41
 
GC III/3 12/41 02/42 Pilote AFN
Cpt
25/06/44
 
GC III/3 02/42 11/42 Chef Escadrille AFN
Cdt
10/48
 
GC I/3 11/42 27/04/43 Chef Escadrille AFN
L.Col
02/53
 
GC 2/7 "Nice" 27/04/43 15/09/43 Chef Escadrille AFN. Tunisie
Col
12/57
 
GC 1/7 "Provence" 15/09/43 11/44 Chef Escadrille AFN. Italie
Gén Brig
10/62
 
GC 1/7 "Provence" 11/44 11/03/45 Cdt en Second France
Gén Corps
07/67
 
GC 1/7 "Provence" 11/03/45 1945 Commadant France
     
GC 1/7 "Provence" 1945 1946 Commadant Indochine


Michel Madon est né le 10 janvier 1918 à Dijon. Il est le second des 3 enfants d'un couple de libraires. Après avoir passé son baccalauréat, il entre au prytanée militaire de la Flèche et prépare le concours d'entrée à l'Ecole de l'Air qui vient de s'installer à Salon-de-Provence. Le 15 novembre 1937, il signe un engagement volontaire de 8 ans. Sorti major de promotion en juin 1938, il effectue des stages successifs à Cazaux, Avord puis Istres avant de revenir à Salon-de-Provence. Nommé Sous-Lieutenant juste avant de début de la seconde Guerre Mondiale, il est affecté au CIC d'Etampes le 3 septembre, jour de la déclaration de guerre de la France à l'Allemagne. Le 16 septembre, il rejoint le CIC de Chartres avant d'être affecté à la 1ere Escadrille du GC I/3 basé à Cannes et qui vole sur MS 406. Le Groupe attend d'être transformé sur D 520, ne disposant à cette époque que de quelques exemplaires pour l'entrainement des pilotes. Très vite, Michel Madon sort du lot, calme, sérieux et appliqué, il est apprécié tant au sol qu'en vol.

A partir de la mi-avril, les premiers Dewoitine "bons de guerre" arrivent, le Groupe étant en dotation complète le 10 mai, jour du lancement de l'offensive à l'Ouest par l'Allemagne. Le lendemain de l'attaque, le groupe rejoint Suippes (où se trouve déjà la 1ere Escadrille du GC I/5), puis Wez-Thuisy.

 

MS 406 - GC I/3 - 1939

 

CAMPAGNE DE FRANCE

 

Installé à Cannes où il achève sa conversion sur Dewoitine D 520, le Groupe doit regagner la Marne suite à l'attaque du 10 mai 1940. Dès le lendemain, les appareils décollent et font une première escale à Valence pour y faire le plein. Pendant ce temps l'échelon roulant embarque dans les wagons alors qu'une partie des mécaniciens est transportée dans des Bloch 220 d'Air France. Les Dewoitine et les Bloch font ensuite étape à Suippes qui a été bombardé la veille. Les appareils redécollent sans tarder pour Wez-Thuisy. Les deux Escadrilles se répartissent sur leur nouveau terrain. Au soir du 11 mai, 37 appareils sont disponibles. L'échelon roulant arrive le lendemain en gare de Reims et rejoint le terrain par la route. Très vite les mécaniciens se mettent au travail et le jour même les premiers avions peuvent décoller pour assurer la protection du terrain.

 

14 mai 1940

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Si elle est marquée par l'obtention de 10 victoires confirmées et une probable, la journée du 14 marquée est aussi la première journée de deuil du Blitzkrieg. Dès l'aube les alertes se multiplient avec des vols à 9000 m, physiquement épuisants. La première mission est assurée par le Sous-Lieutenant de Salaberry, le Sergent Albert et l'Adjudant Carrier André. Ce dernier écrit quelques mots avant de décoller à 6 h 00 en couverture du terrain. Le Sergent Albert attaque seul un Do 17 qui après avoir été attaqué par une patrouille du GC III/7 peine à suivre son groupe. Un moteur touché, le bombardier perd de l'altitude et se pose à 6 h 30 au Nord de Suippes.

Après s'être posé et avoir refait les pleins, les 3 pilotes redécollent pour une nouvelle mission avec d'autres pilotes du Groupe. Cette fois-ci, il s'agit d'assurer la protection haute de bombardiers d'assaut des GBA I/54 et II/54 aussi escortés par des Bloch 152 du GC I/8 et des Hurricanes. Les pilotes du GC I/3 décollent à 9 h 00 et arrivés sur zone ils attaquent un peleton de 9 Do 17 escortés par des Me 109. Le Capitaine Challe s'adjuge un Do 17 en collaboration avec le Sous-Lieutenant Potier et le Sergent Caussat. En retour, le Capitaine est lui aussi touché au moteur et doit rentrer à Wez-Thuisy où il se pose à 10 h. Dans le même temps, l'Adjudant Carrier est abattu et vu tombant en flammes avec son Dewoitine D 520 n° 73 par des servants de DCA. De son côté, le Sous-Lieutenant de Salaberry dégage le Sergent Albert pris en chasse par l'ennemi en abattant l'un des Me 109 et l'Adjudant Octave en abat un autre. Les deux appareils allemands s'écrasent près de Fimes.

Dans le même temps, des pilotes de la première Escadrille (Adj Combette, Sous-Lieutenant Madon, Sgt Bellefin et Dumoulin) s'en prennent à un groupe de 9 He 111 du I./KG 55 sans résultat. Avant de rentrer au terrain en ordre dispersé, le Sous-Lieutenant de Salaberry (D 520 n ° 115) participe à la destruction d'un He 111 en comagnie de pilotes britanniques du Squadron 501.

 

Entre 12 h 40 et 13 h 50, une nouvelle mission impliquant 5 pilotes se déroule sans autre résultat que l'explosion d'un obus de 20 mm lors d'un essais de tir par le Sergent Touret qui effectue sa première mission de guerre. En fait deux obus se sont présentés en même temps dans la culasse provoquant l'explosion de l'un d'eux et la destruction du système de tir. Dans le même temps, une autre patrouille intercepte des He 111 du III./KG 51 sans protection mais en patrouille serrée. Les Sous-Lieutenant Salva et Potier joignent leurs efforts pour abattre l'un des bombardiers qui sera toutefois crédité au seul Sous-Lieutenant Potier. Touché à son tour, le Sous-Lieutenant Potier saute en parachute mais sa ceinture s'étant détachée avant d'arriver au sol, il se blesse mortellement à l'arrivée. Lui aussi touché Salva se pose, moteur calé, dans un champ où il doit abandonner son D 520 qu'il est parvenu à poser sur ses roues.

 

A 18 h 00, nouvelle mission dans le secteur de Sedan. Au loin, deux patrouilles de Me 110 du III./ZG 26 sont aperçues. Les Français tentent de prendre de l'altitude mais les allemands réagissent aussitôt et un combat violent s'engage à 4500 m. Le Sous-Lieutenant Madon conduit l'attaque et parvient à toucher son advsersaire dès la première rafale. Le Sergent Combette se trouve face à face avec un Me 110. Les deux pilotes font feu et c'est finalement Combette qui remporte la joute mortelle. Deux autres Me 110 sont abattus par les Capitaines Pape et Schneider tandis que le Sous-Lieutenant Prévost reste en protection. Une dernière victoire probable est portée au crédit du Sergent Bellefin, portant à 11 le nombre de victoires pour la journée.

6 juin 1940



Le 6 juin, l'avance allemande s'est encore accélérée. Les blindés ouvrent la route aux régiments d'infanterie. Trois missions sont effectuées dans la journée. La première se déroule entre 10 h 45 et 12 h 25 dans le ciel de Péronne par 10 des 12 appareils qui ont décollé, deux ayant du abandonner. La patrouille se révèle infructueuse. A 14 h, nouveau vol, sur Paris cette fois-ci. Les 6 appareils reviennent une heure plus tard après un vol sans incident.

La troisième et dernière mission se déroule entre 18 h 45 et 20 h 00. Neuf pilotes patrouillent dans la région de Nesles en compagnie de deux patrouilles des GC II/6 et GC I/8 tous deux sur Bloch 152. La mission consiste à protéger les bombardiers et les bombardiers d'assaut français qui opèrent dans le secteur. Une fois sur place, les français sont engagés par les chasseurs allemands. L'A/C Bourbon est le premier à remporter une victoire sur un Me 109. Lui-même pris en chasse, son appareil est incendié. Il ne doit la vie sauve qu'à l'intervention du Sous-Lieutenant Madon qui abat son poursuivant avant d'en abattre un second. Le Sous-Lieutenant Blanck abat un quatrième appareil. Seul celui de Blanck sera confirmé. Pendant ce temps, Bourbon pose son avion sur le ventre dans un champ près de Compiègne. Brûlé au pied, il est soigné et hébergé dans un premier temps par le curé d'un village voisin.

Joignant leurs efforts, le Sous-Lieutenant Madon et le Sous-Lieutenant Ronin, du GC II/6, abattent un Dornier Do 17.

 

Dewoitine D 520 - GC I/3 - 1940

 

9 juin 1940

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le 8 juin, les troupes allemandes ouvrent une brèche dans la région de Formerie. L'aviation française va tenter de ralentir la progression ennemie en lançant ses bombardiers d'assaut dans la bataille. Si aucune perte n'est enregistrée, aucune victoire ne vient enrichir le tableau du groupe ce jour là.

Le 9 juin, le front est définitivement enfoncé et les troupes motorisées allemandes s'engouffrent dans la brèche. En fin de matinée, la mission confiée au GC I/3 consiste à couvrir la région de la Ferté-sous-Jouarre de 11 h 45 à 13 h 15 alors que l'heure de la retraite commence à sonner. Douze chasseurs prennent l'air : Cdt Fleurquin, Cpt Gérard, Lt Cabaret, Lt Thierry, Slt Boutarel, Slt Blanck, Slt Madon, A/C Guillaume, Adj Octave, Sgt Touret, Sgt Glauder, Sgt Albert. Une véritable nuée de Me 109 du II./JG 27 attaque le dispositif français alors que celui-ci arrive sur zone. L'A/C Guillaume est le premier à remporter une victoire contre un Me 109 après lui avoir décoché 3 rafales. A peine a-t-il remporté sa victoire qu'il est touché à son tour, l'obligeant à poser son D 520 n° 133 sérieusement endommagé, moteur calé, près de Hervillers. Le pilote s'en sort indemne. Le Slt Madon qui a suivi l'action précédente abat à son tour un Me 109 en flammes dont le pilote parvient à sauter en parachute. Dans la mêlée, le Sous-Lieutenant Blanck poursuit un Me 109 en rase-mottes et l'abandonne alors qu'il commence à fumer, lui permettant d'enregistre une victoire probable. Les Me 109 se regroupent et réagissent. L'avion de l'Adj Octave est touché alors que le Capitaine Gérard détruit un autre Me 109 qui s'écrase près d'Oulchy-le-château, dans le sud du départment de l'Aisne où le combat s'est maintenant déplacé. Puis ce sont les Sous-Lieutenant Boutarel et le Lieutenant Carabaret qui s'adjugent conjointement un autre Me 109. De son côté, le commandant Fleurquin tire de longues rafales qui atteignent leur cible, provoquant la chute du Me 109 qui s'écrase à Neuilly-Saint-Front. Si aucun autre Dewoitine n'est abattu, nombreux sont ceux qui ont été touchés à des degrés divers.

Après cette première mission pleine de succès, un nouveau vol est programmé entre 17 h 45 et 19 h 15 au-dessus du secteur de Senlis et Compiègne. Il s'agit d'une mission de chasse libre. Arrivés sur zone, les pilotes français aperçoivent des Do 17 et des Ju 88. Aussitôt, les bombardiers changent de cap. Les Capitaine Challe, les Sous-Lieutenant de Salaberry (D 520 n ° 226) et Boutarel tirent sur un Dornier qui s'écrase près de Béthisy-Saint-Pierre. Le commandant Fleurquin remporte sa deuxième victoire de la journée en abattant probablement un autre Do 17 alors qu'un troisième tombe sous les coups du Capitaine Challe près de la Croix-Saint-Ouen. Les autres pilotes opèrent au-dessus de l'Oise. Le Lieutenant Thierry (D 520 n° 78) attaqué, riposte et touche mortellement un chasseur qui s'écrase près de Senlis, bien que seule une victoire probable sui soit accordée. De son côté, l'A/C Guillaume parvient à se placer derrière un Me 109 qu'il abat à courte distance près de Creil. Les Lieutenants Lacombe et Bartos, l'Adj Boileau et le Sgt Dumoulin aperçoivent un peleton de Stuka mais ne peuvent attaquer ces proies faciles, empéchés en cela par les Me 109 de protection qui foncent sur les français. Pour autant, la dernière patrouille du Sous-Lieutenant Blanck et du S/C Glauder parvient à toucher deux des Ju 87 qui s'écrasent près de liancourt.

Tous les pilotes se regroupent et rejoignent la pointe Ouest du département de l'Oise où ils surprennent un Do 17 qui s'écrase près de Gisors après avoir été attaqué par 5 chasseurs. Cette victoire ne sera cependant comptée que comme probable aux (Cpt) Challe Bernard (Slt) Boutarel (Cdt) Fleurquin (Slt) De Salaberry Hubert (Slt) Salva. Parvenu au terme de cette journée, le Groupe compte 10 victoires confirmées en plus et 4 victoires probables au prix d'un seul avion perdu et aucun pilote touché. Cette journée est aussi marquée par l'émergence des trois premiers "As" de l'unité puisque le Sous-Lieutenant De Salaberry Hubert , le Sous-Lieutenant Blanck et le Capitaine Challe remportent tous les trois leur 5eme victoire confirmée.

14 juin 1940


A partir du 9 juin, la situation s'aggrave rapidement et le repli s'amorce. Le 9, le Groupe rejoint Etampes où les pilotes se posent le soir même. Le 10, l'Italie entre en guerre et le gouvernement quitte Paris pour se réfugier à Tours. Le 11, nouveau déménagement pour Pithiviers. Le 14, c'est au tour de Châteauroux d'accueillir les D 520 du GC I/3. Les mécaniciens qui gagnent leur nouvelle destination par la route doivent faire u plus vite afin de préparer les avions à leur arrivée. Les Blindés entrent dans Paris et progressent très vite. Tout s'écroule et les réfugiés encombrent les routes.

Une mission de reconnaissance est demandée et 6 Dewoitine décollent. Le Lieutenant Thierry, les Sous-Lieutenant Blanck et Madon, l'A/C Guillaume ainsi que les Sergents Touret et Glauder l'exécutent à très basse altitude et interceptent des Hs 126 dont 3 sont abattus. Le Sous-Lieutenant Madon se taille la part du lion. Il en abat un près de Chartres, un second près de Meaux, avec le Sgt Glauder et le troisième près de Brie-Comte-Robert, en collaboration avec les 5 autres pilotes de la patrouille. Concernant ce troisième et dernier Hs 126, c'est après que tous les chasseurs français aient tiré dessus que le dernier parvient à l'enflammer d'une rafale bien ajustée. Tentant de se poser et sand oute aveuglé par la fumée, l'appareil d'obersation percute un arbre entrainant la mort des deux membres d'équipage.

15 juin 1940

Le 15 juin, mission de couverture sur Montereau. Le Sous-Lieutenant Madon abat seul un Hs 126 qui s'écrase dans la forêt de Sénart. C'est sa dernière victoire confirmée de la Campagne de France.

16 juin 1940

Le lendemain, 16 juin, les pilotes accomplissent les dernières missions de la Campagne. Au cours d'une mission de couverture sur le secteur d'Orléans où les allemands s'apprètent à franchir la Loire, Madon parvient à toucher un He 111 à dix kilomètres à l'Est d'Orléans mais ne pouvant confirmer sa chute, seule une victoire probable lui sera créditée. Cet appareil fait partie d'un groupe de bombardiers He 111 et Ju 88 qui volent par 3. L'un des Dewoitine, celui du Sgt Boileau (n° 217) est abattu en flammes mais le pilote parvient à évacuer en parachute. De son côté, le Capitaine Gérard remporte la dernière victoire du Groupe sur un Ju 88.

 

Ayant du laisser à Toulouse un des Dewoitine dont les réservoirs percés interdisaient le passage en Afrique du Nord, le Sous-Lieutenant Madon perçoit un avion neuf en échange. Il rejoint le groupe le 20 juin à Oudna.

 



 

1942/43

Promu Lieutenant le 22 août 1941, Michel Madon assure le commandement par Interim de la Première Escadrille du GC I/3 au cours du mois de novembre suivant, après que 3 pilotes aient rallié la France Libre le 14 octobre. Lors du débarquement Anglo-américain du 8 novembre 1942, le Groupe a été rebaptisé GC III/3 et participe aux opérations contre les alliés. Le Lieutenant Madon, qui est désormais officiellement chef d'Escadrille, remporte 4 victoires en une seule sortie , abattant 3 C-47 de transport du 60th Troop Carrier Squadron ainsi qu'un Sea Hurricane IIC du Squadron 891 embarqué sur le porte-avions d'escorte Dasher. Finalement rallié, Michel Madon reprend le combat au coté des alliés. Il participe à la fin de la Campagne de Tunisie, à partir du 27 avril 1943 avec la 3eme Escadrille du GC 2/7 "Nice", équipé de Spitfire Mk V.

Le 15 septembre, il prend le commandement de la 1ere Escadrille du GC I/7 "Provence". Il participe à la défense des côtes d'Afrique du Nord, remportant, le 26 novembre 1943, une dernière victoire probable contre un bombardier Do 217 et endommage deux Fw 200 en collaboration avec le Capitaine Dorance, le Lieutenant Simard et le Sergent-Chef Fargeau. A partir de mai 1944, il participe à l'offensive alliée sur l'Italie depuis la Corse. Le 2 juin, il doit abandonner en parachute son appareil alors qu'il se trouve en haute mer. Il sera secouru et reprendra sa place dans l'unité. Promu Capitaine le 25 juin, il débarque en France à la fin du mois de septembre et sera engagé au-dessus de l'Alsace, sur Spitfire Mk IX, avant de combattre au-dessus de l'Allemagne jusqu'en mai 1945. A partir du 1er novembre 1944, il exerce les fonction de commandant en second du GC I/7 avant d'en prendre le commandement le 11 mars 1945.

 

Spitfire Mk V - GC II/7 "Nice" - 1943

 

De décembre 1945 à août 1946, le Capitaine Madon est engagé avec le "Provence" en Indochine. Il entame, à son retour en France, une brillante carrière d'officier d'état-major. Commandant en octobre 1948, Lieutenant Colonel en février 1953, il dirige la 1ere Escadre de Chasse de 1952 à 1954 avant d'être détaché au commandement suprême des forces alliées en Europe. Colonel en décembre 1957, il rejoint l'état-major particulier du ministre de la défense nationale et après divers postes à haute responsabilité devient en février 1967 commandant des Forces Aériennes Stratégiques (FAS). Général de Brigade depuis octobre 1962, il est promu général de corps aérien en juillet 1967 puis général d'armée aérienne en mai 1971. En septembre 1970, il est nommé inspecteur général de l'Armée de l'Air, un poste qu'il occupe toujours lorsqu'il est victime, le 14 avril 1972, d'un accident de la circulation. Très grièvement blessé, il perd son épouse dans l'accident et décède de ses blessures le 16 mai suivant.

Michel Madon totalisait 4684 heures de vol dont 511 heures de vol de guerre.


 

NB : L'unité tactique de l'escadrille est la patrouille, laquelle peut-être organisée comme suit :

- Patrouille simple : 3 avions.
- Patrouille légère : 2 avions.
- Patrouille double : 6 avions (2 patrouilles simples).
- Patrouille double légère : 4 avions (2 patrouilles légères).
- Patrouille triple : 9 avions (3 patrouilles simples).
- Patrouille triple légère : 6 avions (3 patrouilles légères).

 

 


Traducteur / Translator / Traduttore / übersetzer / vertaler

 



Croix de guerre
 


 



 


Victoires aériennes

Victoires  
5
.
6
  Collaboration
Probables  
4
.
o
  Collaboration
Non confirmées  
o
.
o
  Collaboration
Endommagés  
o
.
o
  Collaboration

Objectifs terrestres
.
Avions détruits au sol  
-
.
-
  Endommagés au sol
Blindés  
-
.
-
  Véhicules
Locomotives  
-
.
-
  Bateaux

VICTOIRES
Date Heure Revendic Type Unité Avion d'arme Unité Lieu   Référence
14/05/40 18.15 Détruit Me 110
III./ZG 26 D 520 GC I/3 Sedan (55)
1
(Slt) Madon Michel
06/06/40 Détruit Do 17
D 520 GC I/3 Rosières en Santerre (80)
2
(Slt) Madon Michel
(Slt) Ronin GC II/6
06/06/40 Probable Me 109
D 520 GC I/3 Rosières en Santerre (80)
-
(Slt) Madon Michel
06/06/40 Probable Me 109
D 520 GC I/3 Rosières en Santerre (80)
-
(Slt) Madon Michel
09/06/40 11.15 13.15 Détruit Me 109
II./JG 27 D 520 GC I/3 Hervilly (80)
3
(Slt) Madon Michel
14/06/40 Détruit Hs 126
2.(H)/10 D 520 GC I/3 Tourman en B (77)
6
2
4
5
4
3
(Slt) Blanck Georges
(Sgt) Glauder François

(Sgt) Touret

(Slt) Thierry Emile
(Slt) Madon Michel
(A/C) Guillaume
14/06/40 Détruit Hs 126
D 520 GC I/3 Meaux (77)
5
3
(Slt) Madon Michel
(Sgt) Glauder François
14/06/40 Détruit Hs 126
D 520 GC I/3 Chartres
6
(Slt) Madon Michel
15/06/40 Détruit Hs 126
3.(H)/13 D 520 GC I/3 Forêt de Sénart (91)
7
(Slt) Madon Michel
16/06/40 Probable He 111
5./KG 1 D 520 GC I/3 Rosières en S (80)
-
(Slt) Madon Michel
08/11/42 Détruit C47
D 520 GC I/3 Sebkra (Algérie)
4
9
8
4
(Cpt) Duval Roger
(Slt) Blanck Georges
(Slt) Madon Michel
(Lt) Pissotte
08/11/42 Détruit C47
D 520 GC I/3 Sebkra (Algérie)
5
10
9
5
(Cpt) Duval Roger
(Slt) Blanck Georges
(Slt) Madon Michel
(Lt) Pissotte
08/11/42 Détruit C47
D 520 GC I/3 Sebkra (Algérie)
6
11
10
6
(Cpt) Duval Roger
(Slt) Blanck Georges
(Slt) Madon Michel
(Lt) Pissotte
08/11/42 Détruit Hurricane
D 520 GC I/3 Oran (Algérie)
11
(Slt) Madon Michel


Sources

Avions Hors Série numéro 20 : Les As français de 1939 - 1940 : Première partie d'Accart à Lefol
Avions Hors Série numéro 25 : Les As français de 1939 - 1940 : Seconde partie de Le Gloan à Williame
http://www.valka.cz/clanek_13983.html

 

   




 

 

 

 

 

 


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