GARDE Georges
GARDE Georges

 






 


Né le 30 juillet 1903
Décédé le 8 juillet 1986

 

 

Commandant

2 victoires homologuées
3 victoires en collaboration
1 victoire probable en collaboration





Grade Date
Unités
Arrivée Départ Fonction Secteur
Sgt
01/24
 
Armée Air 1921 1922 Elève Pilote France
Adj
1928
 
35e Rég Av 1924 1926 Pilote France
Slt
23/04/31
 
Armée Air 1926 1928 Pilote Sénégal. Soudan. Mauritanie
Lt
???
 
37e Rég Av 1929 1932 Pilote Maroc. Meknès
Cpt
1938
 
1ere Esc Chasse 1932 1938 Pilote France
Cdt
06/43
 
GC I/1 1938 12/42 Chef Escadrille France


Né le 30 juillet 1903 à Tarare, dans le Rhône, Georges Garde s'engage volontairement dans l'Armée de l'Air le 17 août 1921. Quatre mois plus tard, il entre à Istres où il obtient son brevet le 22 avril 1922. Il rejoint alors le 35eme Régiment d'Aviation à Lyon. Promu Sergent en janvier 1924, il obtient sa mutation pour l'Afrique Occidentale Française en 1926 et participe aux missions d'exploration sur le Sénégal et le Soudan ainsi qu'à la Campagne de Mauritanie sur Breguet 19. De retour en France en 1928, l'Adjudant Garde est affecté en mai 1929 au 37eme Régiment d'Aviation stationné au Maroc. Avec cette unité, il mène plusieurs actions contre les dissidents du Haut-Atlas sur Potez 25 TOE. Nommé Sous-Lieutenant le 23 avril 1931, il est détaché à Meknès où il obtient son brevet d'observateur en avion. De retour en métroploe en 1932, il est affecté à la 1ere Escadre de Chasse à Villacoublay avant de prendre part à la "croisière noire" de novembre 1933 à janvier 1934. Revenu à la 1ere Escadre à son retour, il est promu Capitaine en 1938 et reçoit son brevet de chef de patrouille.

Au 3 septembre 1939, le Capitaine Garde commande la 2eme Escadrille du GC I/1. Détaché en août 1939 au CEMA (Centre d'Essais des Matériels Aériens) de Reims, il est lâché sur Bloch MB 152 en août 1939, appareil qui équipera finalement son unité en remplacement des Dewoitine 510 dont elle dispose à la déclaration de guerre.

 

CAMPAGNE DE FRANCE

 

14 mai 1940

 

 

 

 

 

Comme il le fait depuis deux jours, le GC I/1 détache ses avions disponibles à Couvron, près de Laon, de façon à pouvoir opérer au-dessus de la Belgique. Couverture Dinant - Yvoir, 9 h 00 - 9 h 30, altitude 2 500 m. A quelques kilomètres du secteur, les six Français rencontrent dix-huit Bf 110, qu'ils contournent pour se placer dans le soleil avant de les attaquer. Le combat tournoyant durera onze minutes, avec un bilan de trois victoires sûres et une probable pour les Bloch au prix d'un avion perdu (pilote indemne). Garde sur le Bloch n° 253 enflamme le moteur droit d'un Bf 110 mais doit dégager, menacé par d'autres ; son Messerschmitt sera cependant homologué.

Couverture Dinant - Yvoir. 19 h 00- 19 h 30. Trois patrouilles triples dont une double du GC I/1, qui livreront combat contre trente à quarante Bf 110. Le Capitaine Garde (MB 152 n° 425 " 34 ") en tire un mais doit dégager armes enrayées, sans munitions, et se rend au point de rassemblement. Seul, tiré par un Bf 110, il est touché au moteur et se pose sur le ventre à Aulnoye. Le premier Bf 110 a ete tiré également par le Sergent-Chef Dubost qui voit de Ia fumee : il sera accordé " probable " aux deux pilotes.

Le Capitaine Garde rejoint son escadrille le lendemain après une odyssée qu'il a racontée et que ICARE dans son numéro 156 a reproduit : " ... j'ai réussi au début de la nuit à prendre un convoi de wagons de marchandises qui rejoignait la capitale, mais celut-ci s'arrêta en pleine campagne, bloqué par des trains de civils belges réfugies. Comme j'étais vêtu de ma combinaison chauffante marron foncé, sale et couvert d'huile et que j'avais gardé mon parachute, ils m'ont pris pour un parachutiste et m'ont demandé mes papiers. J'étais capitaine mais sur nos cartes d'identité, allez savoir pourquoi, les noms étaient écrits en gothique. Je n'ai du qu'à mon insistance d'être conduit à la gare la plus proche et d être remis entre les mais des gendarmes. Leur faire obtenir ensuite par lignes militaires téléphoniques, le poste "TAUREAU" indicatif du général Pinsard. ne fut pas une mince affaire. Enfin tout se termina bien, j'avais reçu un petit éclat de balle dans la jambe, mais le moral restait bon."

17 mai 1940

Couverture Maubeuge - Hirson - Etréaupont, 17h00- 18h00, une patrouille triple. Un Hs 126 du I.(H)/14 s'écrase à 17 h 45 au sud-ouest de Guise victime du Capitaine Garde (Bloch 152 n° 253), avec les Sergents-Chefs Starké et Dubost. On peut lire le compte-rendu suivant dans le journal de marche de la Spa 48'. " Une patrouille double commandée par le Cne Garde, fait au cours de l'après-midi une interdiction de secteur dans la région de Maubeuge. La patrouille fusée (Cne Garde. S/C Starké, Sgt Dubost) fait une tenaille magnifique sur un Henschel 126 qui explose ou sol. La patrouille attaque ensuite 2 pelotons de 3 He 111 sans résultat. "

18 mai 1940. Les pilotes du GC I/1 adoptent un système de pseudonymes pour les liaisons radio, le Capitaine Garde s'appellera désormais " le Caid ".

 

Bloc MB 152 du GC I/1

 

20 mai 1940

Couverture à priori Creil - Chantilly, une patrouille double légère, 16 h 00- 17 h 00. Des tirs de la DCA orientent les pilotes sur un Do 215 qui tente de rejoindre les nuages à la vue de nos chasseurs. Le Capitaine Garde le rejoint juste à temps, le tire à bout portant plein travers, puis passe sous le nuage pour attendre le Dornier à la sortie. Le bimoteur, probablement un Do 17P de la 2.(F)/22, essaie de rejoindre un autre nuage où Garde le suit et le tire encore. Le bombardier pique à la verticale et s'écrase à quatre kilomètres à l'est de Verberie. Ce jour là le Capitaine Garde a effectué trois missions de guerre, toutes sur son Bloch n°253.

Le 21 mai 1940, à l'aube, combat de huit Bloch contre quinze Bf 109. Garde rentre avec trois balles dans le n° 546.

Le 8 juin 1940. Le Sous-Lieutenant Pebrel brise un avion à l'atterrissage, très probablement le n° 253 de son chef d'escadrille. En effet cet avion n'apparaît plus sur le carnet de vol de Garde qui utilisera le n° 686 à l'avenir.

15 juin 1940

Couverture des ponts de la Loire entre Orléans et Beaugency, quatre patrouilles du GC I/1. Un Hs 126 du 2.(H)/10 est abattu à 11 h 06 à dix kilomètres à l'est d'Orléans, victime du Capitaine Garde sur le Bloch n° 686, avec le Sous-Lieutenant Pebrel et le Sergent-Chef Starké. Les occupants qui ont sauté en parachute sont capturés.

20 juin 1940

Décollage sur alerte à 19 h 00 de Royan, une patrouille double légère. Les Bloch interceptent une douzaine de Heinkel 111 du III./KG l. Le moteur droit en feu, un He 111H-3 du 7./KG 1 se pose sur le ventre à Saujon, victime du Capitaine Garde, touiours sur le n° 686. L'appareil compte 1 tué alors que les quatre autres membres d'équipage seront faits prosonniers). Il partage cette victoire avec le Sous-Lieutenant Pebrel, l'Adjudant-chef Delegay, le Sergent-Chef Dubost et le Sous-Lieutenant Porodo du GC I/8. Léquipage allemand tente d'incendier son avion et dans la ronde des Bloch des GC I/1 et GC I/8 qui survolent l'épave, deux chasseurs français se Percutent : le Sergent-Chef Starké, souvent équipier du Capitaine Garde, périt carbonisé.

 

Au cours de la Campagne de France, le Capitaine Garde effectue 10 missions avant le 10 mai 1940 et 47 autres entre le 10 mai et le 25 juin 1940. Replié en juillet 1940 à Lyon-Bron, le GC I/1 est rapidement rationné en heures de vol autorisées et vivote jusqu'à sa dissolution en décembre 1942. Placé en congé d'armistice en mars 1943, Georges Garde qui a été promu Commandant le 15 juin entre dans la résistance au sein du réseau "Alliance". Il s'évade de métropole au mois d'août, via l'Espagne et le Portugal. Arrivé à Alger en octobre 1943, il est affecté comme adjoint puis comme directeur du CIC de Meknès.

 



 

Revenu en métropole en octobre 1945, il est affecté au service de l'information du ministère de l'Air. Nommé Lieutenant-Colonel en août 1946 puis Colonel deux ans plus tard, Garde prend en novembre 1949 le commandement de la 60e Escadre de Transport et de Liaisons Aériennes à Villacoublay. Il devient en février 1953, commandant de l'Air en Tunisie, un poste qu'il occupe jusqu'à son départ en retraite comme Général de Brigade Aérienne l'année suivante. Il s'installe alors à Nice et se reconvertit dans l'immobilier.

Georges Garde est décédé le 8 juillet 1986.

 


 

NB : L'unité tactique de l'escadrille est la patrouille, laquelle peut-être organisée comme suit :

- Patrouille simple : 3 avions.
- Patrouille légère : 2 avions.
- Patrouille double : 6 avions (2 patrouilles simples).
- Patrouille double légère : 4 avions (2 patrouilles légères).
- Patrouille triple : 9 avions (3 patrouilles simples).
- Patrouille triple légère : 6 avions (3 patrouilles légères).

 

 


Traducteur / Translator / Traduttore / übersetzer / vertaler

 



Croix de guerre
 


 



 


Victoires aériennes

Victoires  
2
.
3
  Collaboration
Probables  
o
.
1
  Collaboration
Non confirmées  
o
.
o
  Collaboration
Endommagés  
o
.
o
  Collaboration

Objectifs terrestres
.
Avions détruits au sol  
-
.
-
  Endommagés au sol
Blindés  
-
.
-
  Véhicules
Locomotives  
-
.
-
  Bateaux

VICTOIRES
Date Heure Revendic Type Unité Avion d'arme Unité Lieu   Référence
14/05/40   Détruit Me 110
MB 152 GC I/1 Dinant (Belg)
1
(Cpt) Garde George
14/05/40 19.00 19.30 Probable Me 110
MB 152 GC I/1 Dinant (Belg)
-
-
(Cpt) Garde George
(S/C) Dubost
17/05/40 17.45 Détruit Hs 126
I.(H)/14 MB 152 GC I/1 Guise (02)
2
3
-
(Cpt) Garde George
(S/C) Starke Robert
(S/C) Dubost
20/05/40 16.00 17.00 Détruit Do 215
2.(F)/22 MB 152 GC I/1 Verberie (60)
3
(Cpt) Garde George
15/06/40 11.06 Détruit Hs 126
2.(H)/10 MB 152 GC I/1 Orléans (45)
4
5
-
(Cpt) Garde George
(S/C) Starke Robert
(Slt) Pebrel
20/06/40 19.00 Détruit He 111
7./KG 1 MB 152 GC I/1 Saujon (17)
5
-
-
-
-
(Cpt) Garde George
(A/C) Delegay

(Slt) Pebrel

(S/C) Dubost

1 Pil GC I/8 (Porodo)


Sources

Avions Hors Série numéro 20 : Les As français de 1939 - 1940 : Première partie d'Accart à Lefol
Avions Hors Série numéro 25 : Les As français de 1939 - 1940 : Seconde partie de Le Gloan à Williame

 

   




 

 

 

 

 

 


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